
La FAAEL et Lilo vous souhaitent de très


| La visioconférence est un moyen de partager des informations, d’échanger des idées, de se rencontrer même à distance. C’est pourquoi afin de vous écouter et répondre au mieux à vos préoccupations, nous organisons mardi 16 septembre 2025 une visioconférence avec le logiciel zoom de 20H30 à 22H. |
| Le lien pour participer à la réunion en visio avec « zoom » du mardi 16 septembre 2025 sera envoyé à tous les centres.Si vous avez envie d’aborder des points particuliers, n’hésitez pas à les soumettre par mail à contact@faael.fr |
Nous aurons le plaisir de vous dévoiler notre nouvelle mascotte qui vous entraînera au fil des pages du nouveau livret des Bébés Nageurs.
Pour attiser votre curiosité, voici le starter-pack qui annonce la naissance de Lilo !





Partout en France, dans les bassins publics mais aussi bassins privés fleurissent des activités aquatiques dont la visée n’est autre qu’offrir un moment de détente et de bien être à ceux qui la fréquentent. Bébés nageurs, aquagym douce pour les séniors ou les femmes enceintes, jardin d’eau, l’offre d’activité est large et touche un public qui souhaite pratiquer pour le plaisir et sans aucun objectif de performance.Ce n’est pas un phénomène de mode puisque les activités aquatiques en direction des enfants en particulier ont intéressé les autorités ceci, dès les années 70 avec le programme des 1000 piscines.
A l’époque, l’idée était de favoriser l’apprentissage de la natation, mais les premières études en direction des jeunes enfants portant sur leur adaptation au milieu aquatique démontrent que les apprentissages ne se font que sous certaines conditions : on parle alors d’activité de familiarisation au milieu aquatique.Ainsi, nait en 1982 la FNNP (Fédération Nationale de Natation Préscolaire) qui deviendra en 1993 la F.A.A.E.L. (Fédération des Activités Aquatiques d’Eveil et de Loisirs » : les activités Bébés Nageurs connaissent un véritable essor et l’engouement des parents n’a pas faibli.
A cette époque, les municipalités font place dans les bassins aux associations qui mettent en place ces activités. Ces associations affiliées à la fédération sont animées par des bénévoles qui n’hésitent pas à partir plusieurs jours de l’autre côté de la France pour se former aux activités, se perfectionner et s’enrichir des idées des autres. La FAAEL a toujours été incarnée par ce projet originel qu’est le respect du rythme, du potentiel et de la motivation du pratiquant afin de l’aider à évoluer et à s’épanouir dans le milieu aquatique.Elle forme ses animateurs de manière à garantir de vraies conditions de sécurité, d’accueil et d’encadrement du public, quel qu’il soit : bébés, séniors, femmes enceintes ou personnes porteurs de handicap.
Ainsi, cette expérience forte de presque 40 ans, s’exporte en dehors de nos frontières : Roumanie, l’Ukraine, la Chine, et d’autres encore, la conception de la FAAEL a séduit au travers le monde et la fédération n’a pas hésité à aller à la rencontre et partager sa conception de l’eau. Plusieurs fois, elle a organisé des colloques internationaux et a invité des intervenants du monde entier pour échanger avec l’auditoire. Les idées y fusent, les échanges sont riches et les conceptions évoluent des deux côtés.Aujourd’hui, le savoir-faire FAAEL s’exporte aussi en dehors de nos bassins et associations affiliées puisque la fédération est référencée DATADOCK lui permettant ainsi d’être sollicitée par les collectivités ou organisme de formation des professionnels de l’eau pour parfaire la formation de base et dynamiser les activités loisirs.
Et puis être affilié à la FAAEL c’est aussi avoir la possibilité d’échanger avec des autres centres dans les différents moments qui jalonnent la vie de la fédération : Assises, Assemblées Générales et plus récemment, visio-table ronde inter centres.
Les séniors d’aujourd’hui, de 60 à 80 ans environ, n’ont pas eu la chance de pouvoir profiter des bienfaits de l’eau dans leur jeunesse. Il faut dire que, dans les années 60-70, les piscines étaient plutôt rares. Ainsi, à Beauvais, il faut attendre 1964 pour voir une piscine intérieure chauffée apparaître, et encore, elle ne faisait que 6 mètres de large. Elle était, au départ, destinée à l’institution privée du Saint Esprit. Les beauvaisiennes et les beauvaisiens n’ont réellement pu avoir une vraie piscine qu’en 1978. Aussi, peu de jeunes de l’époque ont pu apprendre à nager.
Le résultat est que, ces jeunes d’alors devenus séniors maintenant, ne sont souvent pas très à l’aise dans l’eau.
Ce constat, dressé par des animateurs aquagym, a amené à créer une séance particulière pour ces séniors qui aimeraient être plus à l’aise dans l’eau.
Ceux qui viennent à ces séances ne sont pas tous au même niveau. Il y a ceux qui ont appris à nager, mais qui n’ont jamais mis la tête dans l’eau et qui nagent uniquement là où ils ont pieds. Il y a ceux qui ont vaguement appris quelques rudiments de brasse et qui barbotent plus qu’ils ne nagent et il y a ceux qui ont réellement peur de l’eau, qui ne se baignent jamais ou presque.
Tous sont des cas particuliers. Il faut les traiter en tant que tels, les prendre individuellement, au moins dans un premier temps, afin de leur faire découvrir progressivement, à leur rythme et dans le respect de leurs individualités, les bienfaits et le plaisir de l’eau.
Amener progressivement ces personnes à mettre la tête dans l’eau et pouvoir ainsi accepter de s’allonger réellement sur le ventre comme sur le dos a permis à un nombre important de séniors de mieux profiter des séances d’aquagym.
Les plus hardis ont même pu découvrir ainsi qu’il existe d’autres nages que la traditionnelle brasse. Ceux-là, une fois qu’ils ont pris confiance en eux et en leur potentiel, osent s’aventurer dans le grand bain, descendre le long de la cage à écureuil et découvrir ainsi la troisième dimension. L’arrêt complet de ces séances pendant 18 mois (de mars 2020 à septembre 2021) n’a pas empêché cette demande de continuer d’exister.
Aussi c’est avec soulagement que nous avons repris nos séances d’approche de l’eau dès la mi-septembre et nous espérons pouvoir continuer de le faire tout au long de cette nouvelle saison, si le Covid le veut bien !
Jacques NICOLAS
Voilà une question en débat depuis fort longtemps, une question qui n’est toujours pas tranchée. A travers cette réflexion, apportons une pierre de plus à l’édifice.
Historiquement tous les matériels aquatiques inventés, puis perfectionnés, ont eu trois fonctions :
– soit une aide à la sustentation
-soit une aide à la propulsion
– soit une aide à l’immersion, avec pour finalité : se maintenir en vie dans un milieu qualifié d’hostile.
Les gravures anciennes, voire les mosaïques colorées illustrent des matériels qui aujourd’hui peuvent nous paraître basiques. Les quelques photos anciennes de la fin du XIXème ou début du XXème siècle, montrent des dispositifs qui nous paraissent austères pour certains, ou être la simple reproduction de ce qui existe sur terre (suspension, manège, flotteurs en bois ou en liège).
De nos jours les fonctions sont les mêmes et seules les couleurs et la matière ont changé. En particulier la mousse a remplacé le liège ou le bois, pour son pouvoir chaleureux incontestable.
La question reste posée : le matériel a-t-il son importance ?
Assurément, oui. Encore reste-t-il à en préciser son usage !
Tout matériel peut être considéré comme une aide, un soutien, voire un étayage momentané, dont on pourra se libérer complètement ou partiellement, ou bien au contraire qui permettra d’accroitre les capacités motrices. A titre d’exemple, tout flotteur permet momentanément de se maintenir en surface…, le temps de maîtriser une nouvelle motricité aquatique. Une fois celle-ci acquise, on pourra alors s’en libérer. Tout flotteur peut aussi permettre d’aller plus loin, plus longtemps ; on peut alors l’incorporer à sa motricité.
La même analyse serait possible pour tant d’autres matériels.
Pour le jeune enfant, tout comme pour ses parents qui l’accompagnent, comment pourrait-il en être autrement ? Et l’on constate même depuis quelques décennies que le matériel semble envahir les bassins, leur conférant un aspect coloré et ludique, au grand dam de puristes pour lesquels l’eau « serait en quelque sorte polluée » par cette profusion. Accordons-leur que tout excès d’artificialisation des bassins doit en effet nous interroger ; mais peut-on pour autant défendre l’idée d’une pureté originelle de l’eau, indemne de toute trace de matériel ?
Au-delà des couleurs chatoyantes, ces dispositifs matériels ou ces matériels eux-mêmes constituent également des circuits ou un système de balisage, qui peuvent stimuler ou guider l’activité du jeune enfant, encore dans l’incapacité de « mentaliser » de nouveaux repères dans l’eau. L’eau des bassins, n’est après tout qu’un fluide en tout point semblable.
A ce titre, le matériel en tant que concrétisation de points de repères dans un milieu fluide, a un énorme pouvoir de structuration de l’espace, qu’il balise, et dont il permet l’appréhension. La grande diversité de matériels, reflet également de l’inventivité humaine, pour ne pas dire de son génie, en tant que support permettant de jouer, (reproduction de petits objets), de se propulser (petites ou moyennes palmes), de voir sous l’eau (lunettes, masques), de flotter (frites, tapis, etc.), cette grande diversité autorise nombre d’expériences et d’aventures motrices, développant de nouveaux pouvoirs d’agir, base d’une activité mentale insoupçonnée.
A titre d’illustration dans un domaine totalement étranger à l’eau, je mentionnerai l’observation faite par Maria MONTESSORI, il y a déjà longtemps : elle avait repéré des enfants, qualifiés d’arriérés, jouant avec des miettes de pain à même le sol. Déjà avait-elle décelé chez ces enfants une intense activité mentale !
Il reste un matériel très particulier que je souhaite évoquer pour conclure. Un matériel à la fois chaleureux, enveloppant, « lovant », si l’on ose un tel néologisme… un matériel auquel je renvoie tous les parents, quelques soient les séances, comme je l’ai déjà évoqué dans un article précédent (Cheek to cheek).
Soucieux de bien faire, nombre de parents arrivés au bord du bassin, se précipitent, pour leur enfant, sur des frites ou des brassards-rondelles, oubliant un peu vite que « leurs bras », constituent le premier des matériels. Je devrais préciser leurs bras… et leurs jambes ; ce sont eux qui portent leur bébé ou leur jeune enfant, se déplacent dans l’eau d’un espace à l’autre, d’une expérience à l’autre.
Ce « peau contre peau », témoignage de complicité, mais paradoxalement de …l’inutilité du matériel (artificiel), demeure pourtant prometteur. C’est grâce à ce point d’appui…, humain, que l’enfant pourra exercer sa motricité vers d’autres matériels, s’affranchir de ce lien, pour prendre appui sur d’autres matériels et continuer…, sa découverte du monde.
Très récemment, j’ai pu être le témoin de deux moments forts de cet attachement au matériel… parental et de son émancipation… à proximité des parents :
– Lana, une petite fille d’environ 5 ans, déjà très à l’aise sous l’eau, avec ses petites lunettes, accepte pour faire comme son grand frère Raphaël, de prendre des palmes de son âge. Elle sait taper des pieds, en apnée. Chacun peut alors imaginer la propulsion démultipliée qui lui permet de traverser le bassin jusqu’au rocher immergé puis de-là jusqu’au ponceau. Les palmes, avec leur pouvoir amplificateur, les lunettes qui permettent de voir sous l’eau, un cocktail que Lana n’aura pas tardé à maîtriser !, sous le regard relativement éloigné de ses parents.
– Noé, un petit bonhomme d’un peu plus de deux ans, flotte seul avec sa frite. Mais ce qui l’intéresse, c’est une frite plus volumineuse. Appuyé sur la première et poussant la seconde avec l’aide d’un animateur, il ira « percuter » son papa, complice qui basculera dans l’eau pour aussitôt se relever et recommencer plusieurs fois (aspect autotélique du jeu).
Deux exemples parmi tant d’autres : le matériel c’est du concret, qui rend possible, l’imaginable.
Bernard HOARAU, Animateur BBPLOUF St Chamond

Pour la découverte d’une nouvelle activité d’une manière générale, on fait appel à un instructeur, moniteur, encadrant etc…
Pour l’activité Bébé Nageur c’est identique, on demande conseil auprès d’un animateur. C’est lui qui sait.
C’est lui qui par ses compétences, son expérience, ses connaissances va faciliter la découverte d’un nouveau milieu au tout petit.
Les seuls acteurs de l’activité sont les parents et l’enfant.
L’animateur n’interviendra jamais directement sur l’enfant mais fera part de ses remarques ou conseils aux parents. La manipulation est réservée aux parents.
Ils ont une place spécifique dans la découverte d’un nouveau milieu. L’eau est à la fois hostile et apaisante. Ce nouvel environnement va générer un relationnel particulier qui produira un lien privilégié dans le relationnel parents-enfant.
Contrairement à la découverte personnelle et spontanée de l’appropriation de nouvelles acquisitions tels que le « Ramping », le « Grasping », le réflexe natatoire, etc.…l’évolution dans le milieu aquatique ne peut se faire qu’avec l’aide des parents.
C’est pour cette raison que les parents doivent être mis en confiance et c’est là que le rôle de l’animateur prend tout son sens.
Les craintes envers cet environnement inhabituel sont complètement légitimes ; si pour certaines personnes la connaissance du milieu aquatique est acquise, il n’en est pas de même pour d’autres.
Une fois que ces appréhensions auront disparu les parents pourront évoluer d’une manière plus sereine et efficace vis à vis de leur enfant.
Le fait d’évoluer en confiance aura un impact direct sur le développement psychomoteur du tout petit.
Ce sont les parents qui font évoluer et dirigent l’activité.
L’animateur doit savoir se mettre en retrait de l’activité. Ce sont les parents et l’enfant qui « font » l’activité sous le regard averti et bienveillant de l’animateur.
Contrairement à un relationnel enfant enseignant qui apporte des connaissances et des résultats quasi immédiats, dans le cas des bébés nageurs les résultats ne seront pas directement dû à l’animateur ce qui peut être un peu frustrant pour celui-ci.
Chacun reste à sa place dans cette activité afin que les acteurs principaux soient les parents et les enfants.
Pierre LISIACK